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Saving souls, finding homes: the mission of the government and discharged prisoners’ aid societies for women in England (1856-1914)

Résumé : Stigmatisation, marginalisation et ostracisme : les prisonnières victoriennes et édouardiennes étaient, plus encore que les détenus, mises au ban de la société, même après avoir purgé leur peine. Cependant, si les autorités carcérales avaient pour but de « surveiller et punir » ces déviantes, coupables d’avoir enfreint la loi et dérogé aux normes genrées qui régissaient la société, elles décidèrent dès 1856 d’essayer de « protéger et guérir » les anciennes détenues. Dès 1856, le directeur des maisons de détention britanniques, Joshua Jebb, s’engagea personnellement pour la cause de ces femmes en ouvrant un refuge. Mais l’établissement fut vite stigmatisé et transformé en prison. C’est ce contexte d’échec institutionnel, terreau fertile à l’engagement associatif, qui donna naissance à des sociétés de réformatrices ayant pour mission de guérir leurs sœurs déchues. Les femmes criminelles étaient vues comme dangereuses, susceptibles de contaminer leur entourage. Il s’agissait donc pour ces philanthropes, des femmes de la classe moyenne, de protéger les criminelles et la société de leur influence délétère. L’engagement de ces « missionnaires » déboucha sur la création de groupes de visiteuses, d’associations caritatives et de refuges. Ces philanthropes se définissaient comme des mères de substitution, seules capables de guider les criminelles sur le chemin de la rédemption. Même s’il se proposait principalement de ré-inculquer des « valeurs féminines » normatives à ces détenues, le mouvement philanthropique a marqué une avancée indéniable pour les femmes. En effet, les réformatrices qui s’engageaient pour les prisonnières se sont émancipées grâce à leurs nouvelles responsabilités publiques. Mais si certains contemporains considéraient les criminelles comme des victimes, d’autres dénonçaient la façon dont ces associations « dorlotaient » les coupables. Un contre-engagement prônant le « surveiller et punir » a alors contrarié la lutte des réformatrices. L’étude de leur engagement et des efforts gouvernementaux révèle une facette de l’image que la société projetait sur les criminelles, emprisonnées dans un réseau carcéral de plus en plus large.
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-03375021
Contributor : Alice Bonzom Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Tuesday, October 12, 2021 - 2:53:43 PM
Last modification on : Wednesday, November 3, 2021 - 4:59:47 AM

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Alice Bonzom. Saving souls, finding homes: the mission of the government and discharged prisoners’ aid societies for women in England (1856-1914). Cahiers Victoriens et Edouardiens, Montpellier : Centre d'études et de recherches victoriennes et édouardiennes, 2016, 2016 (83), ⟨10.4000/cve.2549⟩. ⟨halshs-03375021⟩

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