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Reports

Mise en perspective des profils de répondants consommateurs d'une catégorie de substances selon qu’elles sont consommées hors ou en contexte sexuel.: Rapport commandé au CNRS (UMR ESO) par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies : « Exploitation secondaire des données du Net Gay Bi Trans Baromètre – édition 2018 »

Résumé : Ce rapport présente des analyses sur la consommation de drogues dures hors ou en contexte sexuel commandées au CNRS (UMR ESO) par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies* : « Exploitation secondaire des données du Net Gay Bi Trans Baromètre – édition 2018 ». Nous avons comparé les HSH consommateurs réguliers de substances dures l'édition 2018 du Net Gay Baromètre : comparaison entre usages « hors » ou « en contexte sexuel ». Ces analyses secondaires visent à démontrer que les répondants consommant de manière régulière une même catégorie de substances ont des profils distincts selon qu’ils les consomment « hors » ou « en » contexte sexuel. Sur un échantillon total (N = 10 200), 3 265 répondants rapportent consommer des substances autres que l’alcool, et, parmi eux, 545 répondants sont polyconsommateurs intensifs de substances dites dures (excluant le cannabis, les poppers, le viagra, ou les stéroïdes anabolisants). Divisés en deux groupes : 266 les consomment strictement hors contexte sexuel (CHEMCLUBBERS) et 279 autres en contexte sexuel (CHEMSEXERS). Des analyses bivariées sont produites pour dégager les caractéristiques distinctives de ces deux groupes. À consommation de drogues équivalente, les chemsexers se différencient des chemclubbers par un âge plus élevé, de plus forts revenus, un usage plus intense des applications de rencontre, un nombre de partenaires plus élevé (53 versus 22) et un plus fort engagement dans la culture de sexe bareback (88 vs. 56%). Cinq fois plus nombreux à s’injecter les substances consommées (25 vs. 5%), ils sont plus vulnérables aux dommages associés, avec une forte prévalence du VIH (41%), du VHC (15,8%), compensé par un plus fort engagement dans la PrEP (44,9 % des chemsexers séronégatifs). Déclarant une forte dépendance à la sexualité, les chemsexers semblent plus résilients sur d’autres plans, une minorité d’entre eux avançant des difficultés psychologiques en lien avec leur consommation. Ainsi, parmi les utilisateurs d’une même catégorie de substances, dont les parcours peuvent se croiser entre nightlife et sex party, les chemsexers se distinguent par un profil en santé sexuelle préoccupant. Des interventions de réduction des risques adaptés visant à réduire l’incidence du VIH et du VHC et leur sentiment de dépendance à la sexualité devraient leur être proposées. *Cette sous-analyse a été menée fin 2018 sur 10 200 répondants sur demande de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) pour enrichir projet APACHE - Attentes et PArcours liés au CHEmSex.
Document type :
Reports
Complete list of metadata

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02496245
Contributor : Alain Leobon <>
Submitted on : Wednesday, March 4, 2020 - 8:17:56 PM
Last modification on : Monday, July 6, 2020 - 3:38:20 PM
Long-term archiving on: : Friday, June 5, 2020 - 1:29:53 PM

File

RAPPORT_CHEMSEX_CNRS_OFDT.pdf
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Identifiers

  • HAL Id : halshs-02496245, version 1

Citation

Alain Léobon, Cloé Canivet, Eliane Dussault, Evelyne Dussault. Mise en perspective des profils de répondants consommateurs d'une catégorie de substances selon qu’elles sont consommées hors ou en contexte sexuel.: Rapport commandé au CNRS (UMR ESO) par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies : « Exploitation secondaire des données du Net Gay Bi Trans Baromètre – édition 2018 ». [Rapport de recherche] Centre national de la recherche scientifique (CNRS). 2019. ⟨halshs-02496245⟩

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