La lettre à l'oeuvre. Modèle du réseau, archive du texte.

Résumé : L’ensemble des travaux réalisés depuis 2002 est repris une première fois à partir de la notion transversale de réseau, dont il s’agit de dégager dans la première partie la portée méthodologique, et notamment sa genèse à partir des travaux présentés ici. Longtemps présente de manière inavouée dans l’argumentaire des études de cas réalisées dans les premières années du groupe de recherche “intellectuels berlinois”, la notion de réseau a ensuite été mise en œuvre à partir de l’usage numérique que l’on peut faire de la visualisation de réseau. La première partie de ce travail a pour but de montrer que la difficulté à trouver le bon niveau épistémologique dans l’usage de cette notion comme structure essentielle du travail sur des communautés de pensée et de création tient au fait qu’elle vient s’ancrer à un niveau du processus de recherche qui n’est pas considéré comme essentielle dans les processus de valorisation de la recherche. Il s’agit donc, dans cette partie, de montrer d’une part, comment la notion de réseau a pris une place essentielle dans ma recherche en tant que moment de modélisation. D’autre part, il s’agit de s’interroger sur les bénéfices méthodologiques qu’il y a à opérer avec un tel modèle. Une première incursion dans le domaine du numérique permet d’interroger notamment les biais, souvent difficiles à repérer, qui vont avec un modèle qui donne, à bien des égards, une illusion de totalité. Une première approche du travail à partir des règles de la Text Encoding Initiative (TEI) est proposée. C’est seulement dans la deuxième partie que vient l’approfondissement de la réflexion sur les méthodes numériques. Celui-ci vient s’articuler à un travail sur le concept d’archive qui part de Derrida, Ricœur et Freud pour tenter de construire une approche raisonnée de l’archive applicable autant à l’archive historique matérielle qu’à l’archive virtuelle. Cette deuxième partie, qui s’appuie en grande partie sur des travaux non encore publiés, revient plus en détail sur la construction de la notion même d’archive qu’il explore comme deuxième ancrage méthodologique de cette recherche. Après avoir dégagé les enjeux immanents propres à l’archive comme manière de penser la conservation et la consignation des traces du passé, il s’agit de montrer comment l’archive virtuelle y ajoute une dimension de documentation de ses processus propres qui lui donne la vocation de prolonger de manière exemplaire l’œuvre de l’archive physique. Des propositions sont formulées pour situer la contribution de la recherche dans ce passage de l’archive physique à l’archive virtuelle que la technologie rend inéluctable, comme le pressentait Derrida lui- même. Ces deux parties esquissent les déplacements et les jeux de méthodes depuis la thèse de doctorat. Elles permettent d’aborder les mêmes objets de manières différentes et d’envisager des scénarios qui pourront les prolonger. L’épilogue qui vient clore ce travail s’interroge pour sa part sur les conséquences à venir de l’émergence du média numérique dans notre horizon de recherche et de lecture, et ouvre sur de nouvelles questions.
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Contributeur : Anne Baillot <>
Soumis le : mercredi 19 juillet 2017 - 21:53:25
Dernière modification le : jeudi 26 avril 2018 - 10:28:17

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Anne Baillot. La lettre à l'oeuvre. Modèle du réseau, archive du texte.. Littératures. EHESS, 2016. 〈tel-01562578〉

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