HAL will be down for maintenance from Friday, June 10 at 4pm through Monday, June 13 at 9am. More information
Skip to Main content Skip to Navigation
Conference papers

Les discours sur l’“Autre” et le végétal en Indianocéanie : une approche par l’histoire culturelle, environnementale et coloniale (XVIIe-XVIIIe s.)

Résumé : Les discours sur l’“Autre” et le végétal en Indianocéanie : une approche par l’histoire culturelle, environnementale et coloniale (XVIIe-XVIIIe s.) “Ceux qui liront cette Histoire [de la grande île de Madagascar] n’y trouveront pas de choses dignes d’admiration, comme en lisant celle de la Chine, du Japon […]”, explique Etienne de Flacourt-Bizet en 1661. Pourtant l’intérêt d’établir des colonies dans les îles de l’océan Indien (« isle de France », « isle Bourbon », Madagascar) se fait de plus en plus pressant face à l’échec des implantations françaises en Amérique. La France y développe des plantations (bois noir pour la poudre canon par exemple) et y acclimate des cultures sylvicoles, sucrières, vivrières, qui répondent aux “besoins du service du Roi”. Le végétal devient le prétexte à la servitude d’une population locale et d’esclaves, soumis à des lois qui paraissent dans des Codes et des Ordonnances. On y relève toute une myriade de termes renvoyant à l’importance de la découverte de nouveaux végétaux et à la primauté du végétal acclimaté au détriment des plantes endémiques, refaçonnant ainsi le paysage et silençant des pans entiers d’usages locaux et de pratiques autochtones. Cette communication se propose d’évoquer les discours sur l’asservissement et sur le végétal en confrontant leur altérité face aux colonisateurs et cela, en se penchant sur trois types de discours : les discours juridiques (textes de lois), les discours scientifiques et les discours ethnographiques (récits et relations de voyage, traités botaniques, comptes rendus des collections de curiosités). Les approches culturelles et coloniales favorisent ainsi le dialogue entre les sources pour mettre en évidence les rapports du colon à l’Autre, en particulier lorsqu’il s’agit d’étudier l’extrême altérité : l’altérité végétale. Nous envisageons ainsi l’analyse de l’enracinement culturelle des idées, des appropriations de savoirs et des permanences symboliques qui fournissent un imaginaire assignant l’Autre et le végétal à des notions de « services », de « besoins » et de marchandisation au profit de la colonie.
Document type :
Conference papers
Complete list of metadata

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-03410499
Contributor : Tassanee Alleau Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Sunday, October 31, 2021 - 10:55:16 PM
Last modification on : Tuesday, January 11, 2022 - 5:56:37 PM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-03410499, version 1

Collections

Citation

Tassanee Alleau. Les discours sur l’“Autre” et le végétal en Indianocéanie : une approche par l’histoire culturelle, environnementale et coloniale (XVIIe-XVIIIe s.). Séminaire "L'altérité dans les sciences humaines et sociales" (Université de La Réunion, laboratoire LCF Laboratoire de recherche sur les espaces créoles et francophones), Morgane Andry; Véronique Hummel; Jocelyne Mareuil; Camila Arêas, Oct 2021, Université de la Réunion (campus Moufia), France. ⟨halshs-03410499⟩

Share

Metrics

Record views

32