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Le tombeau de la famille de Baux à l’Abbaye de Silvacane. Un art funéraire à l’instar des tombeaux comtaux d’Aix-en-Provence sous Charles Ier d’Anjou

Résumé : En 2013, une mission archéologique conduite par les co-auteurs, confiée au Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M UMR 7298 Université d’Aix-Marseille/CNRS) et à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), eut pour objet la réalisation d’une première campagne d’étude du mobilier lapidaire ex situ de l’abbaye cistercienne de Silvacane dans la basse vallée de la Durance. Le classement des éléments architecturaux en tout genre, mal identifiés, très partiellement inventoriés et inégalement préservés, déposés à l’intérieur comme à l’extérieur du monument, a permis de rassembler, d’identifier et de resituer dans leur contexte architectural des fragments appartenant à un tombeau monumental gothique de la famille des Baux, bienfaiteurs de l’abbaye à l’époque de sa fondation. Or, la conception, l’ordonnance, le style, la modénature et le décor sculpté du prestigieux monument funéraire étaient étroitement apparentés à ceux du tombeau d’Alphonse II, comte de Provence, à l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix, commandé par Charles Ier d’Anjou dans les années 1270, détruit à la Révolution mais connu par une gravure publiée au début du XIXe siècle par Aubin-Louis Millin d’après un dessin de la fin du XVIIIe siècle. L’analogie étroite qui lie les deux monuments, et qui pourrait relever de l’intervention d’une même équipe de sculpteurs qu’il est toutefois impossible de prouver, pose la question du commanditaire du monument, posthume sans doute à l’instar du tombeau aixois, et de sa relation avec la famille comtale. En outre, un examen minutieux des murs de la nef de l’église a mis en évidence des traits d’épure gravés dans le parement, dont le tracé s’accorde à la géométrie du remplage du baldaquin couronnant le gisant, ainsi que du remplage des baies du réfectoire de l’abbaye, dont l’architecture appartient à la même époque précoce du gothique méridional que l’église des Hospitaliers d’Aix : un indice des pratiques de chantier de l’équipe qui pose la question de l’emplacement du tombeau à l’intérieur de l’église abbatiale et qui associe la réalisation du monument à l’achèvement du réfectoire. Ces éléments entrent manifestement dans une stratégie dynastique de la famille de Baux nouvellement liée aux comtes angevins.
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02862800
Contributor : Heike Hansen <>
Submitted on : Tuesday, June 9, 2020 - 4:43:28 PM
Last modification on : Wednesday, April 7, 2021 - 3:12:47 AM

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Andreas Hartmann-Virnich, Marie-Pierre Bonetti, Heike Hansen, Nathalie Molina. Le tombeau de la famille de Baux à l’Abbaye de Silvacane. Un art funéraire à l’instar des tombeaux comtaux d’Aix-en-Provence sous Charles Ier d’Anjou. Thierry PECOUT. Les officiers et la chose publique dans les territoires angevins (xiiie-xve siècle) : vers une culture politique ?, Publications de l’École française de Rome, pp.en ligne, 2020, Collection de l'École française de Rome, 9782728314454. ⟨10.4000/books.efr.6990⟩. ⟨halshs-02862800⟩

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