, Piriya Krairiksh saisit donc l'occasion de cette publication pour rajeunir de deux siècles le Chedi de Sri Suriyothai, un monument construit à l'extrémité occidentale de l'île d'Ayutthaya. Selon lui, ce chedi tel qu'il est visible aujourd'hui appartiendrait au règne du roi Borommakot (1733-1758) et non pas à celui du roi Maha Chakraphat, pp.1548-1569

, Mais Piriya va plus loin puisqu'il semble mettre en doute, à la lecture des chroniques, l'existence même d'une quelconque reine Suriyothai en suggérant qu'il s'agit encore d'une production du XIXe siècle destinée à fabriquer de l'histoire ancienne, à générer du patriotisme et à fonder l'idée du sacrifice de l'individu à l'État. Il termine cet article en démontrant que le dépôt (de fondation ?) du stupa (une image du Buddha, deux stupas miniatures, un reliquaire et ses ornements) date sans conteste du XVIIIe siècle et que les reliques présumées du Buddha qu'il contient furent sans doute rapportées de Sri Lanka par des moines revenus en 1756 à Ayutthaya, Dès lors ce monument ne pouvait, bien entendu, recueillir les restes d'une reine morte deux cents ans plus tôt

, Mais, en dénonçant encore une sorte de « complot », Piriya se lance dans un débat qui risque d'être sans fin (mais bien du goût du grand public), peutêtre parce qu'il a été maladroitement amorcé. On souhaiterait donc que ce grand historien de l'art revienne sur cet article, en particulier sur la partie « The architecture of the Chedi Sri Suriyothai, Comme on peut facilement s'en douter, l'article de Piriya est d'une lecture plus que vivifiante, pp.1347-1374

J. Pautreau, P. Mornais, T. Doy-asa, W. Ban, and . Hai, , 2001.

J. Pautreau, P. Mornais, and T. Doy, menés dans le cadre d'une coopération archéologique franco-thaïlandaise. L'étude de cet ensemble d'une trentaine de sépultures comble une lacune importante dans la connaissance des pratiques funéraires à l'Âge du Fer (premier millénaire avant J.-C.) dans cette région dont la préhistoire, d'une façon générale, est encore mal connue. L'ouvrage se divise en deux parties presque égales. La première est consacrée à une étude monographique du site et du matériel qu'il a livré, la seconde offre un catalogue -très utile pour qui veut faire des comparaisons -des sépultures, urnes funéraires, dépôts cendreux et autres mis au jour au cours de plusieurs campagnes de terrain. Après un historique des recherches menées sur le site, une étude de la stratigraphie révèle plusieurs épisodes d'occupation de la localité. La nécropole, objet principal de l'ouvrage, a été implantée dans des niveaux alluvionnaires remaniés par des activités agricoles