« Actualités d’Alphonse Legros »

Abstract : Né à Dijon en 1837, Alphonse Legros gagne Paris où il suit les cours de la Petite école de dessin de Jean-Hillaire Belloc. En 1854, il commence à copier les œuvres du Louvre, en 1855 il s’inscrit à l’Académie des beaux-arts. Dès 1857, il expose au Salon son Portrait du père de l’artiste, avant de s’installer à Londres en 1863. Il est nommé professeur de gravure à la South Kensington School of Art, puis, en janvier 1876, à la mort d’Edward Poynter, Slade Professor à UCL jusqu’en 1892. Membre fondateur en 1862 de la Société des Aquafortistes, puis en 1880 de la Society of Painters-Etchers, dont l’influence sur le renouveau de la gravure et de l’art du livre illustré est notable, Legros est également un médailliste reconnu, jouant un rôle important dans le renouveau de cet art. Lorsqu’il meurt en 1911, c’est un citoyen britannique auquel la Tate Gallery rendra hommage par une très grande rétrospective. En Grande-Bretagne, son œuvre fut plus ou moins discrètement associée au mouvement esthétique. Significativement, son nom apparaît dans l’un des textes clés de l’Esthétisme, « L’école de Giorgione » du critique d’art Walter Pater (1877) saluant sa gravure « Le coup de vent », et dans un texte inédit, « The Aesthetic Life » où il l’élève avec Whistler et Burne-Jones à la dignité d’artiste moderne représentatif. Cet artiste polyvalent connaîtra de nouveau le succès en France, à travers l’exposition organisée par Samuel Bing dans sa galerie parisienne L’Art nouveau en 1898, avant la rétrospective du Musée du Luxembourg en 1900 organisée par son conservateur, Léonce Bénédite. Peintre, sculpteur, graveur et médailliste, des expositions lui ont périodiquement rendu hommage au 20e siècle, en France et en Grande-Bretagne. La majeure partie de son œuvre peinte se trouve dans les musées de Cambridge et Manchester et à la Tate Gallery ; le Washington Art Institute possède un grand nombre d’estampes et d’esquisses, le Print Room du British Museum possède 35 dessins et gravures, le Musée du Luxembourg, 22 dessins et gravures. Le Musée d’Orsay possède le Calvaire et le Musée des Beaux-arts de Dijon a récemment prêté son Ex-Voto pour la double exposition à la Tate et au Petit Palais sur les artistes français émigrés en Grande-Bretagne après 1870. La dernière exposition Legros s’était tenue à Dijon en 1987, le temps est donc venu de réévaluer dans sa ville natale, l’œuvre, l’héritage et la réception de ce citoyen britannique, qui, dit-on, n’apprit jamais l’anglais. L’exposition de 2018 à la Tate Gallery et au Petit Palais a été l’occasion de remettre à l’honneur cet étonnant artiste dont je retrace le parcours en m’intéressant à la Société des trois, formée en 1858, à Paris entre Legros, James McNeill Whistler et Henri Fantin-Latour, à sa carrière londonienne dont on sait somme toute peu de choses, avant de m’intéresser à ses tableaux religieux qui demeurent intrigants tant par leur thème, des scènes religieuses et campagnardes, que par le fait qu’ils aient été achetés par un public britannique fort peu enclin à apprécier ces représentations catholicisantes.
Document type :
Poster communications
Complete list of metadatas

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01915652
Contributor : Bénédicte Coste <>
Submitted on : Wednesday, November 7, 2018 - 6:47:00 PM
Last modification on : Thursday, November 8, 2018 - 1:14:12 AM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01915652, version 1

Collections

Citation

Bénédicte Coste. « Actualités d’Alphonse Legros ». Alphonse Legros, Nov 2018, Dijon, France. ⟨www.acascia-dijon.fr⟩. ⟨halshs-01915652⟩

Share

Metrics

Record views

33