Création de référentiels communs : la coordination complexe du travail collaboratif

Abstract : Les pratiques actuelles de la recherche en archéologie confirment une tendance forte au regroupement des chercheurs et à la mutualisation des données imposant désormais la mise en place de plateformes partagées. Ce changement des pratiques se traduit par le passage du travail en local à l'ouverture vers des bases de données partagées entre plusieurs équipes, plusieurs institutions voire plusieurs pays. Depuis 2005, l'expérience de sept travaux réalisés au sein du laboratoire Traces (Architerre, Chasséolab, Départ, Graph-Comp, Modelespace, Monumen, M&P) en collaboration avec des institutions partenaires françaises et étrangères (ministère de la Culture, services régionaux, CNRS, universités, organismes et entreprises de l'archéologie préventive, associations, etc.) permet de préciser les principes de la coordination, complexe, du travail collaboratif et l'impact des choix effectués. La création de référentiels communs passe par l'établissement de conventions entre les différents partenaires/fournisseurs de données. Elle définit le cadre déontologique permettant une bonne collaboration entre les organismes impliqués ainsi que les rôles et devoirs de chacun, tel que l'accès à la BDD, son alimentation, l'édition des données, mais aussi la propriété, la protection et le traitement de l'information. Le comité de pilotage du projet ajuste les choix en fonction des contraintes scientifiques et techniques. Regrouper des données, qu'elles soient nouvelles, anciennes ou mixtes, définir le "socle commun", impose de s'interroger sur leur mode d'acquisition, les traitements souhaités (requêtes spatiale ou attributaire et la modélisation) ainsi que l'export des ressources. Le croisement des informations (fouille/diagnostics/prospection, géophysique, documentation, etc.) nécessite une sélection et l'élaboration d'un vocabulaire commun. L'agencement du travail se fait par l'accès aux données : affichage cartographique, représentations graphiques, interface de requêtes, tableaux statistiques... Quel que soit le mode de visualisation et de saisie choisi, le référentiel ne doit pas appauvrir les champs de la recherche. L'ensemble de ces choix a des répercussions sur les solutions et les techniques à déployer. Le premier est celui des logiciels (libres et/ou propriétaires) et de la plateforme de stockage (cloud, site internet, SGBDR sur serveur Huma-Num). Selon les problématiques et afin de fluidifier le travail collectif, ces choix auront des influences sur la conception de la base de données elle-même qui sera plus ou moins complexe. Chaque projet est donc unique dans ses démarches scientifiques et son développement techniques. Toutefois, tous les choix doivent tendre à l'interopérabilité et la bonne diffusion de l'information entre les partenaires.
Type de document :
Communication dans un congrès
XVIIIe congrès mondial UISPP. Union internationale des sciences préhistoriques et protohistoriques, Jun 2018, Paris, France. 〈https://uispp2018.sciencesconf.org/〉
Liste complète des métadonnées

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01888111
Contributeur : Mélanie Le Couédic <>
Soumis le : jeudi 4 octobre 2018 - 17:13:36
Dernière modification le : vendredi 5 octobre 2018 - 01:17:08

Identifiants

  • HAL Id : halshs-01888111, version 1

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Citation

Antoine Laurent, Vanessa Léa, Vincent Ard, François Baleux, Carine Calastrenc, et al.. Création de référentiels communs : la coordination complexe du travail collaboratif. XVIIIe congrès mondial UISPP. Union internationale des sciences préhistoriques et protohistoriques, Jun 2018, Paris, France. 〈https://uispp2018.sciencesconf.org/〉. 〈halshs-01888111〉

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