Skip to Main content Skip to Navigation
Book sections

« Rechtliche und politische Behandlung Dschihadisten : Der Prozess gegen die Straßburg »

Abstract : L’observation et l’analyse des procès du contentieux terroriste offre une fenêtre d’observation inédite pour comprendre le fonctionnement concret de l’action pénale face à l’engagement des partisans d’un islam dit radical. La mise en perspective de ces audiences de jugement avec les inflexions des politiques pénales intervenues récemment - et dans le contexte de l’adoption de la loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme –, nous montre comment un dispositif judiciaire de plus en plus spécialisé s’est imposé afin de judiciariser toujours plus largement les engagements cognitifs et comportementaux de la radicalité djihadiste. En complément des analyses se focalisant sur le renforcement des pouvoirs administratifs dans le cadre de la constitutionnalisation des pouvoirs d’urgence, ce chapitre décrit le fonctionnement des institutions judiciaires qui restent au centre des pratiques quotidiennes de la lutte contre le terrorisme et de la qualification de la radicalité violente. Cette démonstration se fait ici principalement à l’exemple du procès de sept anciens djihadistes qui ont été jugés à Paris du 30 mai au 7 juin 2016 pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. La justice leur a reproché d’être partis en Syrie pour y rejoindre une organisation terroriste et d’y avoir suivi un entraînement au combat armé. Les membres de la filière de Strasbourg étaient au nombre de onze avant leur départ vers la Syrie, à la mi-décembre 2013. L’un d’entre eux a été intercepté en chemin vers la Turquie par son père, deux autres sont morts trois semaines après leur arrivée en Syrie, abattus par une faction rivale à un checkpoint. Un quatrième est revenu deux ans plus tard, afin de participer à l’attaque meurtrière du Bataclan. L’observation d’une quarantaine d’autres procès montre l’organisation des charges retenues contre les prévenus en trois phases : celle de l’organisation du départ, celle du séjour en Syrie et celle du retour vers la France. La question du rapport à l’espace dans le jugement de ce qui est considéré comme une violence extrême s’exprime à différents niveaux : d’abord celui du déplacement des prévenus vers les zones de combat et du traitement de cette infraction sur le territoire français, une question d’autant plus saillante dans le contexte du débat sur le retour des djihadistes français et de leurs familles retenus dans des camps kurdes ou syriens ; ensuite, celui des interactions qui se font entre les différents acteurs (prévenus, familles, journalistes, avocats, gendarmes, etc.) au sein de la scène judiciaire qui se tient au tribunal de grande instance de Paris.
Document type :
Book sections
Complete list of metadata

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01822282
Contributor : Antoine Mégie <>
Submitted on : Sunday, June 24, 2018 - 9:23:08 PM
Last modification on : Tuesday, February 5, 2019 - 11:44:31 AM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01822282, version 1

Collections

Citation

Ariane Jossin, Antoine Mégie. « Rechtliche und politische Behandlung Dschihadisten : Der Prozess gegen die Straßburg ». Gewalt vor Ort : Raum - Gewalt – Kommunikation, Ed. Campus, 2018., In press. ⟨halshs-01822282⟩

Share

Metrics

Record views

89