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Conference papers

Quelle méthodologie pour étudier l’interface phonologie – morpho-syntaxe ? Le cas de l’acquisition de l’anglais L2 par des élèves francophones à l’école primaire

Résumé : L’interface phonologie – morphologie/morpho-syntaxe constitue un domaine encore très peu exploré en acquisition d’une L2 [cf. 3]. L'objectif de cette communication est double. Nous présenterons les résultats d'une étude examinant la prononciation des jeunes enfants francophones apprenant l'anglais L2 et son rapport avec l'acquisition de certains aspects morphosyntaxiques. Nous discuterons de la méthodologie adoptée pour croiser différents types d'analyse de trois compétences linguistiques. Nous avons exploré une partie du corpus du projet [anonymisé, 2016] comportant la production orale en anglais L2 de 54 élèves de l’école primaire. Les enfants ont été divisés en deux groupes en fonction de l’âge du début de l'apprentissage de cette langue : 6 ans et 8 ans. Pour étudier l'interface entre l’acquisition du segmental, de la prosodie et de la morpho-syntaxe, nous avons utilisé trois types de métriques qui évaluent les aspects : • segmentaux : pourcentages du degré de similarité via les distances de Levenshtein entre la transcription phonétique canonique des items (anglais américain) et celles de la production orale des enfants (transcriptions réalisées par deux phonéticiens anglicistes experts) ; • prosodiques : pourcentages des syllabes correctement accentuées selon le codage perceptif mené par un expert phonéticien à l'aide de l'inspection du spectrogramme ; • morpho-syntaxiques : complexité syntaxique en fonction de la présence/absence des déterminants dans les groupes nominaux. Les résultats [2] suggèrent que les patrons métriques sont acquis plus facilement que les aspects segmentaux. En outre, l'âge semble affecter la production de l'accent lexical : les enfants plus âgés font moins d'erreurs concernant la place de l'accent par rapport aux plus jeunes [cf. les résultats opposés par 4]. Enfin, les erreurs de prononciation augmentent dans les groupes nominaux contenant des déterminants, comparés à ceux où les déterminants sont absents. Une telle approche méthodologique a des avantages et des inconvénients. Les distances de Levenshtein permettent d'évaluer la prononciation en général, sans cibler un élément en particulier [5], mais ces distances peuvent être affectées par la subjectivité des annotations faites par les experts. Parallèlement, évaluer l’acquisition de la morpho-syntaxe en termes de présence/absence des déterminants dans les groupes nominaux ne constitue pas uniquement un indice de grammaticalité/agrammaticalité des énoncés, mais également un indice du parcours développemental de l’enfant. Nous présenterons les décisions prises pour surmonter ces problèmes, leur pertinence et leurs limites.
Document type :
Conference papers
Complete list of metadata

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01707858
Contributor : Fabian Santiago Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Tuesday, February 13, 2018 - 11:01:51 AM
Last modification on : Tuesday, October 19, 2021 - 10:53:57 PM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01707858, version 1

Citation

Fabian Santiago, Ewa Lenart, Heather E. Hilton. Quelle méthodologie pour étudier l’interface phonologie – morpho-syntaxe ? Le cas de l’acquisition de l’anglais L2 par des élèves francophones à l’école primaire . Research methodology in the field of second language acquisition and learning, May 2018, Montpellier, France. ⟨halshs-01707858⟩

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