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Politique de la ville et rénovation urbaine

Résumé : La politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité, nationale et locale, envers les quartiers défavorisés et leurs habitants. Elle se déploie sur des territoires infra-urbains appelés « quartiers prioritaires de la politique de la ville », caractérisés par un écart de développement économique et social important avec le reste des agglomérations dans lesquelles ils sont situés. Les débuts de la politique de la Ville correspondent avec l'émergence du problème politique des banlieues avec le plan Barre de 1977. Ce plan vise principalement à une relance économique dans les quartiers difficiles, puisqu'il arrive 3 ans après le choc pétrolier et l'augmentation du chômage, notamment dans les zones les moins aisées. Le Président Giscard d'Estaing craint à l'époque que ces quartiers ne deviennent des « ghettos », lui qui doit prendre en charge le démantèlement des bidonvilles où vivent depuis des années des populations entières dans des conditions très difficiles. Auparavant, les banlieues étaient davantage considérées d'un point de vue purement fonctionnel comme des zones qui s'urbanisent et où il est nécessaire de disposer d'un cadre de vie agréable. Un Etat en position de réaction face à des troubles dans les quartiers Le problème des banlieues deviendra une priorité de l'agenda politique à partir de 1981, lorsque dans la périphérie de Lyon (Minguettes, Vénissieux), des jeunes se livrent aux premiers rodéos urbains suivis d'incendies de véhicules. Ces première émeutes, fortement médiatisées permettent de faire prendre conscience du problème, notamment dans les rapports entre habitants des banlieues et forces de police. L'Etat décide de créer des zones d'éducation prioritaire où davantage de moyens sont mis pour l'éducation dans les secteurs les plus difficiles. Ces émeutes, et leurs suites, seront symbolisées par la « marche des beurs » dite marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, dont l'épicentre et le point de départ se situe toujours aux Minguettes. C'est à partir de ce moment que la rénovation urbaine va devenir un véritable sujet. Construits rapidement dans les années 60, pour accueillir les rapatriés d'Algérie et la main-d'oeuvre issue de l'immigration, les grands ensembles sont vieillissants et socialement, le chômage gagne ces quartiers. Des inégalités lourdes et aisément quantifiables De 1990 à 1999, le taux de chômage passe, dans les « zones urbaines sensibles », de 18,9 % à 25,4 %, (contre 10,8 % à 12,8 %) pour la France métropolitaine. La problématique économique et sociale arrive à l'agenda politique et ne l'a toujours pas quitté depuis (26% dans ces quartiers contre 10% en France en 2017). Le problème est encore plus important chez les – de 25 ans. Il est de 23,7% en janvier 2017 pour les – de 25 ans en France, mais passe à 45% dans les zones urbaines sensibles. Il est accentué par le nombre de non diplômés (39% dans les ZUS contre 21,2% en France métropolitaine en 2016).
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01633256
Contributor : Arnaud Lacheret <>
Submitted on : Sunday, November 12, 2017 - 8:12:19 AM
Last modification on : Saturday, August 1, 2020 - 3:07:03 AM
Long-term archiving on: : Tuesday, February 13, 2018 - 12:40:12 PM

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20170726 Politique de la ville...
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  • HAL Id : halshs-01633256, version 1

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CNRS | UGA | PACTE

Citation

Arnaud Lacheret. Politique de la ville et rénovation urbaine. Radicalités - La ville. Concours commun d'entrée en 1re année d'IEP/Sciences Po , 2017, 9782340020368. ⟨halshs-01633256⟩

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