. Bien, Achir indique avoir été incité à devenir pratiquant par sa famille paternelle résidant en Tunisie, il n'a pas reçu d'éducation religieuse

. Bien-qu-'ayant-un-père-tunisien, origine musulmane, sa socialisation familiale n'incluait pas de référence à l'islam, et l'adhésion à cette religion ne s'inscrivait pas dans une forme de naturalité. Il déclare significativement s'être « converti

. Abdel, . Achir, . Larbi, and I. Omar, Nacer) ? ce qui n'exclue pas les bagarres, trois avouent avoir commis quelques ponctuelles bêtises de jeunesse sans incidences (Ghassan, Paul, Bassil), et trois ont eu un réel passé délinquant (Fahim, Élie, Michel), lourd pour au moins trois d'entre eux (faits de violence répétés) qui ont eu affaire à la justice à plusieurs reprises (Fahim, Choukri, Michel) Ce constat doit à la fois nuancer et mener à recevoir dans une certaine mesure les hypothèses qui clivent le débat public sur le sujet (tout en demeurant prudent dans la mesure où cet échantillon ne présente aucune garantie de représentativité) Le djihadisme peut quelquefois s'inscrire dans la continuité d'une carrière délinquante (les deux personnes avec les passés judiciaires les plus lourds ne sont pas, par ailleurs, celles qui ont causé le plus de torts ou qui se sont exposées aux plus grands périls dans leur entreprise djihadiste), laquelle peut constituer une ressource (morale, humaine, matérielle) utile, Le rapport à la délinquance des individus interrogés est très variable

X. Crettiez, «. High, and . Activism, Essai sur le processus de radicalisation violente », Pôle sud, pp.34-35, 2011.

T. Blom-hansen, Hindu Nationalism, Violence and the Exorcism of the Muslims Other, Critique of Anthropology, vol.16, issue.2, 1996.

O. Fillieule, B. Pudal, and «. Sociologie-du-militantisme, Problématisations et déplacement des méthodes d'enquête, pp.171-174, 2010.

P. Bourdieu and L. Misère-du-monde, image des autres pathologies évoquées par Cynthia Fleury in Les Pathologies de la démocratie Voir à ce sujet les vidéos stupéfiantes, postées sur Internet, du recruteur djihadiste français Omar Omsen, intitulées « 19HH ». Il est intéressant de constater l'influence récente d'un jeu vidéo comme Assassin Creed sur certains jeunes djihadistes et l'instrumentalisation qui est faite de ce jeu par la propagande de Daech. Outre la ressemblance esthétique entre le héros du jeu ? voilé et combattant ? et l'image qu'ont d'eux-mêmes les djihadistes, c'est le scénario mis en scène qui signe l'analogie : le héros appartient à une secte (la « secte des assassins »? aux accents pourtant chiites) qui lutte pour dévoiler la vérité sur un pouvoir corrompu aux mains des templiers. La devise des assassins (« rien n'est vrai. Tout est permis ») résonne sombrement avec l'actualité djihadiste, pp.914-2016, 1993.