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Conference papers

Pratiques créatives d’enseignement des jeunes chercheurs à l’université : entre injonction et émancipation

Résumé : Sans bénéficier de formation ou d’accompagnement, les jeunes chercheurs sont amenés à enseigner. S’ils traversent ce que l'on pourrait qualifier des « rites d'initiation ». Pourtant, même tacite, l’acquisition des codes de la profession d’enseignant-chercheur n’est pas centrée sur l’enseignement (Paivandi, 2010). Ils comptent alors essentiellement sur leur expérience personnelle et sur leur capacité à créer (Paivandi, 2001) et à bricoler à mesure d’ajustements lors des interactions avec les étudiants et de bricolages. Cette communication s’intéresse aux articulations entre cette la créativité pédagogique menée par les jeunes chercheurs et les contraintes qui s’imposent à eux : quelles stratégies mettent-ils en œuvre pour faire évoluer leurs pratiques ? Quand s’autorisent-ils à transformer leurs pratiques, à quelles conditions et selon quelles modalités ? Méthodologiquement, nous nous appuieront sur nos expériences personnelles mais également sur des entretiens menés auprès de jeunes chercheurs sur leurs pratiques et leurs expériences d’enseignement. Des étudiants seront enquêtés pour appréhender leur appropriation des point de vue concernant le cadre institutionnel et la manière dont ils s’approprient les règles. Les actions des jeunes chercheurs et des étudiants sont soumis à des contraintes, présentées dans une première partie.Nous présenterons tout d’abord les contraintes qui pèsent à la fois sur l’action des jeunes chercheurs et sur celle des étudiants. Ainsi, les jeunes chercheurs sont confrontés à des contraintes – quand ce ne sont pas eux qui les créent – que nous pouvons les classer en trois catégories : 1/ institutionnelles (par exemple, le format ou le type d’évaluation ou l’hétérogénéité des grandissante des profils étudiants) ; 2/ liées à l'équipe pédagogique (rapports avec l'équipe, articulation de leurs interventions avec les collègues, absence d’espaces d’échanges pédagogiques (Sémel, 2013), par exemple) ; 3/ liées à leur statut (âge, précarité, manque d’expertise du sujet jouent sur leur sentiment de légitimité et sur leur autorité (Perier, 2011). De leur côté, les étudiants sont soumis au respect de règles telles que le calendrier, les modalités de validation ou l’assiduité. Pour eux, les enseignants représentent alors l’institution. Présentée dans une dernière partie, après l’observation de ces différentes contraintes, l’hypothèse est qu’il existe des espaces de liberté et d'arrangements entre enseignants et étudiants. Nous pensons qu’au-delà d'appliquer strictement les règles relevant du contexte universitaire, certains enseignants s'en émancipent en bricolant, en transformant et en créant de nouveaux espaces d'appropriation des savoirs. Ce sont des exemples de ces pratiques qui seront présentées dans la dernière partie.
Document type :
Conference papers
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01540206
Contributor : Caroline Le Boucher Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Friday, June 16, 2017 - 7:58:22 AM
Last modification on : Wednesday, November 3, 2021 - 7:11:55 AM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01540206, version 1

Citation

Caroline Le Boucher, Mickaël Le Mentec. Pratiques créatives d’enseignement des jeunes chercheurs à l’université : entre injonction et émancipation. AREF, Jul 2016, Mons, Belgique. ⟨halshs-01540206⟩

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