Gouverner les eaux souterraines au Maroc : l’État en aménageur libéral

Résumé : Dans la plaine agricole du Saïss au Maroc, les pouvoirs publics affichent leur inquiétude face à la surexploitation des eaux souterraines. Ils ont élaboré un « contrat de nappe » pour en réguler les usages. Quel changement cet instrument repré- sente-t-il vis-à-vis des politiques hydro-agricoles antérieures, qui étaient tournées vers la mobilisation de quantités d’eau toujours plus massives ? Cet article avance que l’objectif environnemental de préservation de la nappe souterraine a fourni une nouvelle justification à la poursuite de grands travaux d’aménagements des eaux de surface. Mais ceux-ci cohabitent désormais avec un mode de gestion libéral des eaux souter- raines. L’État aménageur libéral s’accommode d’une perte, relative, de contrôle sur les dynamiques d’irrigation, dans la mesure où ces dynamiques lui paraissent gérables politiquement et, au moins sur le court terme, désirables économiquement. Mais ces complexes accommodements politiques s’opèrent au détriment d’une gestion durable des eaux souterraines.
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Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2017, Varia, 6 (1), pp.107-130. <10.3917/gap.171.0107>
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Contributeur : Kévin Del Vecchio <>
Soumis le : jeudi 23 mars 2017 - 09:18:21
Dernière modification le : lundi 27 mars 2017 - 09:04:12

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Kévin Del Vecchio, Pierre-Louis Mayaux. Gouverner les eaux souterraines au Maroc : l’État en aménageur libéral. Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2017, Varia, 6 (1), pp.107-130. <10.3917/gap.171.0107>. <halshs-01494251>

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