Les cordées entre femmes : une innovation sociale inaboutie ?

Résumé : Dans le bastion de masculinité qu’est l’alpinisme (Hoibian, 2000 ; Ottogalli-Mazzacavallo, Saint-Martin, 2009), les « équipes féminines » (comme, entre autres, le Groupe féminin de haute montagne (GFHM), l’Équipe nationale d’alpinisme féminin (ENAF), ou l’association Girls to the top) font figure d’exception. Pourtant, depuis une dizaine d’année, elles sont non seulement l’objet d’un soutien de la part des fédérations (FFME et FFCAM) mais aussi d’une médiatisation croissante (voir par exemple La Montagne Alpinisme, Juillet 2016). Cette modalité de pratique constitue-t-elle une innovation sociale aboutie ? En tout cas, elle n’est pas une nouveauté car depuis les années 1920, trois périodes sont identifiables dans l’apparition puis la structuration d’une pratique alpine entre femmes, leur permettant de passer d’une dépendance (directe ou indirecte) à l’autorité masculine à l’exercice de leur propre autorité… ou presque. D’une part, le temps des initiatives privées : rares et isolées, quelques Françaises, initiées par des Anglaises, font cordées des massifs de l’Oisans … jusqu’à l’Himalaya avec la première expédition féminine vers un sommet de plus de 800 mètres, le Cho Oyu, en 1959. Ces pratiques sont passées sous silence à défaut d’être critiquées, marginalisant les actrices qui s’y éprouvent
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Conference papers
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Contributor : Stephanie Rouanet <>
Submitted on : Monday, January 23, 2017 - 11:40:41 AM
Last modification on : Friday, March 29, 2019 - 10:57:50 AM

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  • HAL Id : halshs-01443611, version 1

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Cécile Ottogalli, Eric Boutroy. Les cordées entre femmes : une innovation sociale inaboutie ? . La montagne, territoire d'innovation, LabEX ITEM, Jan 2017, Grenoble, France. ⟨halshs-01443611⟩

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