‘Moi qui suis roi de la matière que je traite’ : la définition de soi dans les Essais (III)

Résumé : A partir des propositions relatives déterminatives en « moi qui », le sujet Montaigne se définit par approximations (roi, oison, écuyer de trèfles) sans pose stable ni définitive. Ainsi procède la connaissance, par l’établissement de relations « lâches » et « imparfaites ». En multipliant les tropes picturaux, en se référant avec insistance à cette figuration de soi qui glisse et change dans la durée et prend du relief comme une sculpture, Montaigne dit d’autant plus l’importance de le dire avec des mots. La cicatrice des autoportraits supposés du Roi René est à rapprocher de la « marque insensible » que les juges de sorcellerie interprétaient comme une preuve très certaine de l’action dominatrice du diable. Celles du Roi de Sicile et du roi de trèfles soulignent l’humanité des blessures dont Montaigne tente de peindre l’histoire.
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Contributor : Marie-Luce Demonet <>
Submitted on : Friday, January 13, 2017 - 4:11:14 PM
Last modification on : Wednesday, November 6, 2019 - 1:48:05 PM

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  • HAL Id : halshs-01435152, version 1

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Marie-Luce Demonet. ‘Moi qui suis roi de la matière que je traite’ : la définition de soi dans les Essais (III). Fabula.org, 2017. ⟨halshs-01435152⟩

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