Blanc

Résumé : Les derniers textes de Noëlle Renaude poussent à l’extrême le désir de contourner les normes de l’écriture théâtrale en jouant sur l’absence de mots et le blanc typographique qui sont, dit Derrida, des figures particulières de l’écriture, c’est-à-dire des formes de « frayage » entre le vide et le plein . Tous ces jeux typographiques, que Mallarmé avait par ailleurs expérimenté, mettent en déroute la matérialité du livre : parce qu’ils ne nomment pas toujours, qu’ils jouent avec l’espace blanc, ils laissent une grande part à la suggestion et à l’interprétation. Mais le blanc typographique n’empêche pas pour autant la théâtralité de se constituer, puisque Noëlle Renaude, dans ses dispositifs, parvient à de véritables poèmes visuels en déposant sur la page des signes parfois purement figuratifs (on peut repenser à la « figuration libre » de Malevitch dans ses célèbres carrés).
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Contributor : Céline Hersant <>
Submitted on : Thursday, December 1, 2016 - 12:00:11 PM
Last modification on : Friday, March 24, 2017 - 9:36:04 AM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01406534, version 1

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Citation

Céline Hersant. Blanc . Michel Corvin. Noëlle Renaude, Atlas alphabétique d’un nouveau monde, Editions Théâtrales, p. 26-28, 2010, Sur le théâtre, 978-2-84260-326-7. ⟨http://www.editionstheatrales.fr/⟩. ⟨halshs-01406534⟩

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