Nommer l’esclave dans la Caraïbe, XVIIe–XIXe siècles

Résumé : La nomination des esclaves dans la Caraïbe de l’époque moderne soulève de nombreuses questions, liées non seulement au statut des noms repérables dans la documentation mais encore à la diversité des processus d’attribution. L’esclave possède en principe un nom unique et personnel qui n’est pas destiné à être transmis à ses descendants. En milieu catholique, la généralisation du baptême s’accompagne d’un mécanisme de nomination codifié et de la christianisation du corpus onomastique, tant pour les adultes africains que pour les nouveau-nés créoles. Par le truchement du parrainage, les esclaves peuvent bénéficier d’une capacité de nomination autonome, même si elle est en partie contrainte par l’autorité religieuse et surtout par le maître ou son représentant. La pluralité des acteurs et des normes entraîne des pratiques variées, qui se concrétise par l’emploi de diminutifs et de noms d’usage complémentaires. En revanche, dans la Caraïbe de colonisation anglaise, à défaut de baptême, tout se joue sur la plantation. Cette situation explique un maintien plus fréquent des pratiques onomastiques africaines et une moindre christianisation du corpus qui les différencient davantage des libres.
Type de document :
Article dans une revue
Annales de démographie historique, Belin, 2016, Nommer: enjeux symboliques, sociaux et politiques, 2016-1
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Contributeur : Vincent Cousseau <>
Soumis le : jeudi 17 novembre 2016 - 14:03:49
Dernière modification le : mercredi 28 février 2018 - 17:06:03

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Citation

Vincent Cousseau. Nommer l’esclave dans la Caraïbe, XVIIe–XIXe siècles. Annales de démographie historique, Belin, 2016, Nommer: enjeux symboliques, sociaux et politiques, 2016-1. 〈halshs-01398549〉

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