Le corps du péché. La représentation de Salomé au Moyen Âge

Résumé : Comme Ève, Salomé déploie une séduction fatale : la première incite l’homme à commettre la faute originelle, la seconde use de son charme pour satisfaire la vengeance de sa mère et obtenir la mort de Jean-Baptiste. Bien que Salomé n’ait pas été nommée mais simplement mentionnée de manière lapidaire dans les Évangiles, son mythe a été forgé par les Pères de l’Église et les exégètes médiévaux. Ces derniers lui ont donné corps. La fille d’Hérodiade est devenue plus encore que toutes autres figures féminines de la Bible l’incarnation de la femme tentatrice, l’archétype de la manipulatrice. Objet d’opprobre dans la littérature monastique, elle y est synonyme de lascivité, de chair, du désir qui corrompt l’âme. Son corps qui s’offre aux instincts animaux est un instrument du mal, un véhicule du péché qui perd les hommes. La femme, fille d’Ève, est donc ici un « beau mal », motif évident de la littérature consacrée aux pécheresses qui séduisent pour mieux perdre ceux qui se laissent piéger par les artifices de la beauté.
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David Hamidovic. La rumeur Salomé, Éditions du Cerf, pp.69-100, 2013, 978-2-204-09999-8
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Cécile Voyer. Le corps du péché. La représentation de Salomé au Moyen Âge. David Hamidovic. La rumeur Salomé, Éditions du Cerf, pp.69-100, 2013, 978-2-204-09999-8. 〈halshs-01396635〉

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