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(In)capacité métropolisante de l'économie de la connaissance.

Résumé : Si les termes d’économie de la connaissance et d’économie métropolitaine, voire technopolitaine se recoupent pour partie, ils ne sont en aucun cas parfaitement substituables. Or l’emploi de l’un pour parler de l’autre, ou bien encore les données produites et utilisées pour mesurer les dynamiques de ces formes d’économie sont souvent les mêmes et créent une confusion entre ce qui relèverait des emplois liés à la connaissance et l’information et ce qui serait plutôt des emplois métropolitains. Certes, la littérature et les travaux empiriques menés depuis les années 1990 par les économistes nous ont montré qu’il y avait bien une surreprésentation des emplois cognitifs dans les grandes agglomérations. Que le raisonnement porte sur le capital humain ou sur la classe créative , le constat d’une plus forte concentration des métiers de l’économie de la connaissance dans les espaces métropolitains des pays développés est réel. Mais, est-ce suffisant pour amalgamer les deux termes ? Il ne sous semble pas. L’économie métropolitaine ne se résume pas à l’économie de la connaissance et les secteurs qui prédominent à l’intérieur de ces nouvelles métropoles de la connaissance sont d’une grande diversité . Allen Scott cite par exemple : les entreprises high-tech, les laboratoires de recherche scientifique, mais aussi les banques, les institutions financières, les services aux entreprises et à la personne, les productions néo-artisanales du secteur de la mode ou du design, les industries culturelles. L’économie des métropoles apparaît beaucoup plus complexe, multiple à la fois en termes de compétences mobilisées, de secteurs économiques concernés, mais également d’espaces occupés. L’« avantage métropolitain » pour reprendre les termes de Ludovic Halbert ne repose pas seulement sur la seule concentration et juxtaposition d’activités à forte valeur ajoutée ou innovantes. Elle dépend aussi de la capacité d’une ville à mobiliser des ressources et des acteurs variés . La capacité, dans un contexte d’internationalisation de l’économie, à mettre en relation les différents secteurs d’activités qui composent la base territoriale demeure ainsi un attribut de la seule métropole qui se positionne comme un acteur collectif dans un « monde des métropoles », caractérisé par une forte concurrence . Enfin, notons que, même si ce n’est pas le sujet ici, des espaces de faible densité peuvent aussi être des espaces d’innovation et de développement basé sur une économie cognitive . Économie de la connaissance et économie métropolitaine ne sont donc que très imparfaitement interchangeables. Notre objectif ici est de pousser le questionnement un peu plus loin et d’interroger la capacité métropolisante de l’économie de la connaissance, c’est-à-dire sa capacité à générer un processus de croissance et de développement à la fois diversifié, équilibré et durable pour les grandes agglomérations françaises. Peut-on réellement considérée que l’économie de la connaissance constitue le moteur principal de l’économie métropolitaine ?
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01395641
Contributor : Magali Talandier <>
Submitted on : Friday, November 11, 2016 - 11:10:11 AM
Last modification on : Friday, July 17, 2020 - 9:28:30 AM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01395641, version 1

Collections

CNRS | PACTE | UGA

Citation

Magali Talandier. (In)capacité métropolisante de l'économie de la connaissance.. Elisabeth Campagnac-Asche. Économie de la connaissance : une dynamique métropolitaine ?, Le Moniteur, pp.10-17, 2015, POPSU, 978-2-281-11964-0. ⟨halshs-01395641⟩

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