Raconter l’espace et le temps : la narration dans les dispositifs vidéographiques

Résumé : Comment appréhender le temps dans le cadre des disciplines de la transformation de l’espace ? Pour une conception architecturale, urbaine ou paysagère répondant à une compréhension fine des pratiques et des usages de l’espace public urbain existant, l’appréhension des transformations des lieux dans le temps ordinaire (pris dans l’échelle du quotidien) semble nécessaire. Il s’agit donc, au cours de la phase analytique préfigurant le projet de conception, de ne pas uniquement considérer l’espace à partir de ces entités figées, mais il faut aussi s’intéresser à la malléabilité temporelle des lieux ainsi qu’aux variations de leurs ambiances. S’intéressant à la co-configuration des pratiques ordinaires et des lieux urbains – dans une certaine proximité par rapport à la notion de taskscape développée par Tim Ingold (Ingold, 1993) – notre recherche soulève la question de la représentation vidéographique comme possible révélateur des transformations des lieux dans la durée. À partir d’un ensemble d’extraits vidéo (notamment issus de vidéos d’artistes de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème), il s’agit d’analyser quels sont les dispositifs vidéographiques mis en œuvre permettant une lecture des transformations des lieux. Si l’objet même de notre recherche concerne le temps et les temporalités des lieux urbains, cette proposition de communication est cependant moins théorique que méthodologique, puisqu’il s’agira d’établir une mise en regard de différents gestes vidéographiques. Partie prenante des dispositifs vidéographiques, nous allons ici nous intéresser particulièrement à la narration. Comment le récit, dans sa relation aux images audio-visuelles, peut-il nous renseigner sur la dimension temporelle ? Quelle est la place dans laquelle le narrateur (sa voix ou sa pensée) s’inscrit, et à partir de laquelle il décrit, voire réinvente les relations spatio-temporelles de certains lieux ? C’est en rapprochant et questionnant deux films – « Taipei » (2000) de Dominique Gonzalez-Foerster d’une part, et « The Girl Chewing Gum » (1976) de John Smith d’autre part – que nous aborderons la question de la narration comme élément participant d’une lecture temporelle des transformations spatiales. Selon la nature de la narration (documentaire ou fictionnelle), sa forme (écrite ou orale) et son contenu (relevant du témoignage d’une expérience vécue ou d’une description fictive de la réalité), nous verrons comment celle-ci nous permet d’accéder à différentes temporalités et différents rapports temporels aux lieux filmés.
Type de document :
Communication dans un congrès
Journées d’étude méthodologiques n°3 : Le temps en pratiques : représenter les dynamiques en SHS, Nov 2012, Tours, France
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01193317
Contributeur : Laure Brayer <>
Soumis le : vendredi 4 septembre 2015 - 18:25:17
Dernière modification le : lundi 25 février 2019 - 10:48:03

Identifiants

  • HAL Id : halshs-01193317, version 1

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Citation

Laure Brayer. Raconter l’espace et le temps : la narration dans les dispositifs vidéographiques. Journées d’étude méthodologiques n°3 : Le temps en pratiques : représenter les dynamiques en SHS, Nov 2012, Tours, France. 〈halshs-01193317〉

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