Skip to Main content Skip to Navigation
Book sections

L'étiquette et la robe. : Histoire d’un interdit. Pour une lecture Fresnaut-ménologique de l’image

Résumé : Pour cet hommage à mon ami Pierre Fresnault-Deruelle, je voudrais, le temps d'un article, me couler dans le personnage et endosser le rôle du franc-tireur en sémiotique. Car Pierre c'est un personnage, avec du style, du caractère et une manière si personnelle de tracer son chemin dans les arcanes de la sémiotique. Pas de pastiche, ici, car il en faudrait déjà le talent pour se mettre à niveau, même en forçant le trait. Avant tout, un besoin d'empathie, de sympathie, avec l'homme qui s'aventure dans les images, comme Barthes dans le Plaisir du texte, en cherchant moins le code que le mode, moins la position que la posture, face à l'objet. Le besoin d'en découdre avec le signe, mais de s'insinuer aussi dans les replis du sens où s'origine le désir et la délectation. Etre en chemin, toujours, comme en témoigne ce goût de l'écriture, chez Pierre, mais trouver sa voie, à travers les époques, les modèles, les théories… et sa propre voix. Faire parler les images, certes, mais dans quelle langue, avec quel langage ? A suivre Pierre Fresnault-Deruelle, cette archéologie du travail sur l'image procède d'une sédimentation complexe, au fil du temps. Nous avons cru y reconnaître :-Le temps sémiologique : il ausculte le « champ stripologique » 1 , avec les tics et les manières du moment structuraliste, interrogeant le signe à l'intérieur des messages. C'est le temps des majuscules, pour condamner tout ce qui réduit les « certaines pratiques « signifiantes » à l'Ordre du Discours, du Modèle et du 1 Récits et discours par la bande. Essais sur les Comics, Paris, Hachette Essais, 1977 2 Code » 2. Tant mieux si la bande dessinée se présente comme objet « déviant », car Fresnault a toujours aimé faire un pas de côté pour mieux scruter les images et les (faire) parler. Nous le verrons, le sens de l'image est souvent retors, et s'il faut être un peu tordu pour « voir du signe là où d'autres ne voient que des choses » (Barthes), alors il ne faut pas hésiter à lever le voile. Mais la première leçon, dans la veine structurale, est d'aborder le signifiant de l'image, avec attention et circonspection. Lire, avant de dire ou prédire ce qui fait sens. Nous respecterons ce temps d'approche de l'image, sans précipiter l'interprétation, à la fois pour maintenir une bonne distance et entrer en contact avec les éléments.-le temps sémiotique : il s'émancipe du « discours par la bande », pour se frotter au monde des images, notamment sous les traits de la séduction publicitaire ou médiatique. Une manière de prolonger le geste « rhétorique » de l'image pour en mieux saisir le pouvoir et « l'éloquence ». Dans ce jeu permanent entre l'image manipulante et « l'image manipulée », il nous est donné de « prendre à partie l'image fixe, bien plus fuyante qu'on ne croit » 3
Document type :
Book sections
Complete list of metadatas

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01139516
Contributor : Jean-Jacques Boutaud <>
Submitted on : Monday, April 6, 2015 - 10:34:53 AM
Last modification on : Friday, June 8, 2018 - 2:50:14 PM
Long-term archiving on: : Tuesday, April 18, 2017 - 11:08:59 AM

File

L'étiquette et la robe - JJ B...
Files produced by the author(s)

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01139516, version 1

Collections

Citation

Jean-Jacques Boutaud. L'étiquette et la robe. : Histoire d’un interdit. Pour une lecture Fresnaut-ménologique de l’image. Christophe Genin. Déconstruire l'image, Publications de la Sorbonne, pp.107-117, 2011, 978-2859446635. ⟨halshs-01139516⟩

Share

Metrics

Record views

278

Files downloads

311