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La critique du contractualisme moral chez Bernard Williams : étude appliquée à la perversion narcissique

Résumé : Certaines philosophies politiques et morales affirment que ce fond est une perspective, intrinsèque à chaque agent moral, qui s’élabore au gré de ses expériences. Celles-ci constituent cette part enfouie, à partir duquel le discours s’origine, puis va venir s’y articuler, et en est même la cause profonde. À cet égard, pouvons-nous affirmer que toutes les valeurs morales ont la même structure ?Les jugements relatifs à l’amour et/ou à l’amitié, se situent d’une part par-delà le bien et le mal et, d’autre part sont implicitement évaluatifs. Ces jugements renvoient au concept de projet de vie chez Bernard Williams. Ce concept prescrit d’effectuer des choix personnels quant au projet de vie qui sera le nôtre, tout en sachant que ces choix se doivent de coïncider avec l’épaisseur de l’existence. Si un tel projet de vie – fondé exclusivement sur l’amour et/ou sur les passions – correspond d’une manière ou d’une autre avec l’accomplissement de ma personne tout en excluant de fait des considérations morales plus larges qui s’appuient sur un fondement normatif (le bien ou le mal), qui vient équilibrer à la fois nos propres propensions à l’exubérance, nos sentiments de toute puissance ainsi que nos désirs les plus ardents . Bien que cela reste implicite, ce concept de projet de vie, énoncé par Bernard Williams, semble uniquement valable pour des figures exceptionnelles et parfaitement imbues d’elles-mêmes, qui éprouvent leur existence à travers l’expérience de la transgression des limites de leur propre finitude : des artistes, des écrivains ou des poètes incarnant l’idée nietzschéenne d’une volonté de puissance assumée comme telle, susceptible de consumer le corps lui-même , en vue de libérer un potentiel créateur qui sommeillait. Est-ce un hasard si de telles personnes – dont le narcissisme s’avère être leur propre opium – se sentant le besoin de franchir les barrières autorisées par les conventions sociales ou leur Sur-moi, souhaitent s’extirper de l’ordinaire afin de pouvoir expérimenter par eux-mêmes cet état qui les fascine tant ? Cette chose immatérielle qu’ils investissent de leurs espoirs, et à laquelle ils souhaitent donner vie en vue de bouleverser non seulement leur quotidien, mais aussi les matériaux psychiques qui se sont tissés en leur for intérieur. En somme, ce déséquilibre qui requiert un dessaisissement ou une sublimation de soi peut mener l’individu à certaines extrémités, notamment à travers diverses expériences telles que l’enfermement, le sexe libertin, la drogue ou la folie qui préfigurent : autodestruction et/ou dépravation. Mais qu’en est-il des personnes plus ordinaires, et des petites gens ?
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01090334
Contributor : Julien Rajaoson <>
Submitted on : Wednesday, December 17, 2014 - 12:46:56 PM
Last modification on : Friday, November 20, 2020 - 11:16:10 AM
Long-term archiving on: : Saturday, April 15, 2017 - 1:52:15 AM

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  • HAL Id : halshs-01090334, version 1

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Julien Rajaoson. La critique du contractualisme moral chez Bernard Williams : étude appliquée à la perversion narcissique. 2008. ⟨halshs-01090334⟩

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