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La métaphore : l’expressivité par l’écart ? Le cas étrange du nonsense de Lewis Carroll

Abstract : Cet article réexamine le lien, de prime abord évident, entre l’écart qui caractérise la métaphore et son expressivité. Pour cela il s’appuie sur un corpus pour le moins original en la matière: la littérature nonsense de Lewis Carroll. On parle en effet le plus souvent de la métaphore en termes d’écart: écart de la signification au sens mais aussi écart par rapport à la norme, à l’usage linguistique, aux formes non-marquées. Mais à bien y regarder, l’association transgressive définitoire de la métaphore n’est pas toujours créatrice d’une mise en relief particulière: les métaphores sont aussi des objets du langage quotidien et beaucoup de celles qui ont intégré le lexique courant finissent par se confondre dans le paysage linguistique avec les formes non-marquées. C’est ce que montre l’un des jeux de langage du nonsense de Carroll, qui joue de nos habitudes de lecture des métaphores figées en les prenant au pied de la lettre pour en rompre la lecture routinière. Par un nouvel écart par rapport à l’usage constitué, il leur donne ainsi un nouveau relief discursif qui remet en perspective leur expressivité fondamentale.
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01080503
Contributor : Célia Schneebeli <>
Submitted on : Wednesday, November 5, 2014 - 2:29:24 PM
Last modification on : Friday, June 8, 2018 - 2:50:13 PM

Identifiers

  • HAL Id : halshs-01080503, version 1

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Citation

Célia Schneebeli. La métaphore : l’expressivité par l’écart ? Le cas étrange du nonsense de Lewis Carroll. Catherine Chauvin & Maurice Kauffer. Écart et expressivité. La fonction expressive. Vol. 3., Presses Universitaires de Franche-Comté, 2013, 978-2-84867-438-4. ⟨halshs-01080503⟩

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