Les relations croisées et la violence

Résumé : La prison peut être définie comme un ensemble structuré de relations entre des acteurs ayant des statuts variables, avec un noyau principal constitué par les relations entre surveillants et détenus. Les relations entre pairs et croisées ont été étudiées lors d'une recherche réalisée entre 2001 et 2005 sur la violence carcérale , qui visait à comprendre les manières de prévenir, d'éviter et de gérer les situations de violence et à analyser les mécanismes et les conditions d'occurrence de la violence. La violence, dimension constitutive des échanges, a été considérée lors de cette recherche comme une forme de rapports sociaux parmi d'autres. C'est donc l'ensemble des rapports sociaux en prison qui a fait l'objet central de ce questionnement, à la fois les relations entre les personnes incarcérées, celles entre personnels et celles entre détenus et personnels (de surveillance mais aussi les personnels médicaux, sociaux ou de direction). Notre regard s'est porté sur les multiples processus par lesquels les acteurs en place font, défont et refont de l'ordre au quotidien, inventent des " savoir-faire discrets ", des routines pour calmer le jeu, négocient pour contenir les conflictualités à un niveau acceptable, gèrent les situations difficiles, mettent en place des processus de réparation. En un sens cela revient à comprendre pourquoi la violence n'est que relative en prison.
Type de document :
Chapitre d'ouvrage
Prisons sous tensions, Champ social, pp.152-188, 2011
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Contributeur : Corinne Rostaing <>
Soumis le : jeudi 10 avril 2014 - 12:38:01
Dernière modification le : dimanche 15 octobre 2017 - 22:44:09

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Citation

Corinne Rostaing. Les relations croisées et la violence. Prisons sous tensions, Champ social, pp.152-188, 2011. 〈halshs-00976763〉

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