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Fiction politique et télévision d'auteur : l'exemple britannique

Résumé : Dès la fin des années 1950, sont associés à la télévision britannique les qualificatifs de " qualité " et d' " auteur ". Ne parle-t-on pas à l'époque d'" École " pour les tandems scénariste/réalisateur qu'unit une communion de pensée, comme cela se fait pour le cinéma ? Ainsi, l'École Loach/Garnett se caractérise par le choix de sujets sociaux, auxquels le scénariste et le réalisateur appliquent un traitement qui leur vaudra l'étiquette de " naturalistes ". Très fortement marquée à ses débuts par des scénaristes, tels Jim Allen et David Mercer, qui investissent leurs œuvres de leurs expériences à la fois personnelles et professionnelles dans les milieux ouvriers, cette télévision a pour objet de rendre visibles ceux qu'une politique reithienne a jusqu'alors écartés au profit d'un modèle petit-bourgeois qui recycle les classiques de la littérature et du théâtre. Elle reprend les thématiques qui ont fait le succès du documentaire britannique de l'entre deux guerre en leur appliquant un traitement fictionnel. Naît ainsi la fiction documentaire, qui offre aux chaînes qui l'accueillent un moment de télévision d'auteur. Sa popularité est mise en évidence dans le sondage que réalise le British Film Institute en l'an 2000. Destiné à évaluer les 100 programmes qui ont le plus marqué les Britanniques, il met à l'honneur un grand nombre de fictions-documentaires, en particulier Cathy Come Home (1966) qui occupe la deuxième place du palmarès, toutes catégories confondues. Les réalisateurs britanniques de fictions documentaires font preuve d'un attachement militant à la télévision, vue comme outil politique, renonçant ainsi au canal de diffusion cinématographique, à son public supposément plus éduqué et à des circuits de distributions internationaux. C'est très récemment encore le choix opéré par Ken Loach pour It's a Free World (2007); pour Peter Kosminsky c'est une règle de conduite à laquelle il n'a, à ce jour, encore jamais dérogé, offrant ainsi au téléspectateur britannique la primeur de ses interrogations sur la montée des extrêmismes religieux (Britz, 2007) ou bien sur le rôle du Royaume-Uni dans le règlement des conflits internationaux (Warriors, 1999 ; The Government Inspector, 2005 ; The Promise, 2011). Cette analyse porte sur la notion de qualité télévisuelle, comme définie par les fondateurs de la télévision britannique, avec en toile de fond le lien tout particulier qui s'est tissé au cours des années entre ce qui était alors un nouveau média et la tradition du documentaire.
Document type :
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00936665
Contributor : Georges Fournier <>
Submitted on : Monday, January 27, 2014 - 10:58:06 AM
Last modification on : Monday, February 10, 2020 - 12:16:52 PM

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  • HAL Id : halshs-00936665, version 1

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Fournier Georges. Fiction politique et télévision d'auteur : l'exemple britannique. Ceisme, 2013, pp.12. ⟨halshs-00936665⟩

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