A. B. Mu?ammad-b, Ab? ?ufra (noter la proximité graphique entre ??????? et ?,?????? qui peut prêter à confusion si les points diacritiques sont mal notés), poète ba?rien contemporain du cadi évoqué. Sur ce poète, dont les poèmes de hi??' atteignent une certaine renommée, voir Ibn Qutayba, al-?i?r wal-?u?ar?, pp.555-560, 1904.

. Le-cadi-?abd-all?h-b, A?b?r alqu??t , II, p. 155 ; sur ce personnage Les tapis du Tabaristan sont considérés à l'époque ?abb?side comme les meilleurs de l'empire. B. Lewis, Les Arabes dans l'histoire, Flammarion 36 Wak??, A?b?r al-qu??t, II, p. 172. 37 Wak??, A?b?r al-qu??t, III, p. 282, 285, 293 ; al-Hama??n?, Takmilat T?r?? al-?abar?, in ?uy?l T?r?? al- ?abar?, D?r al-Ma??rif, Le Caire, s.d., p. 263 ; Ibn al-?awz?, al-Munta?am, VIII, p. 122 ; al-?a??b, T?r?? Ba?d?d, IV, p. 171 ; al-?afad?, al-W?f? bi-l-wafay?t, p. 1281 ; voir également la biographie synthétique que lui consacre L, Sur les audiences tenues par Ab? ?Umar à son domicile, voir notamment Ibn al-?awz? D?r maktabat al-?ay?t-D?r maktabat al-fikr, pp.110-482, 1967.

. Ak?am-sur-le-côté-est-de-bagdad, . Sur-ce-cadi, and . Voir-wak??, A?b?r al-qu??t, II, p. 170 sq, III, p. 273 ; Ibn al- Nad?m, al-Fihrist, pp.258-158

. Sur-al-?alan??, A?b?r al-qu??t, III, p. 290. 61 ?al?fa b. ?ayy??, T?r??, p. 289. 62 Wak??, A?b?r al-qu??t, II, p.125

I. ?a?ar and . Mi?r, Sur la carrière iraqienne de H?r?n b. ?Abd All?h, voir Wak??, A?b?r al-qu??t, III, p. 273 ; al-?a??b, pp.449-462

. Al-???i?, Maktabat Mu?taf? al-B?b? al-?alab?, Le Caire 1938-45, III, pp.343-389

I. Wak??, J. Crettien, ». Djarîr, I. J. Bencheikh, A. Schaade et al., Dictionnaire de littératures de langue arabe et magurébine francophone 97 Le premier hémistiche de ce vers est aussi connu sous la version « À quelle considération peux-tu prétendre, Ô Rab?? b. M?lik? » : le poète critique ici le manque de courage guerrier de ses membres, qui tournent le dos à l'ennemi plutôt que de l'affronter, p.92, 2000.

I. Wak??, Ce vers est cité sous une forme un peu différente (il s'agit d'un « âne », et non pas d'un cheval, et « D?rim » remplace M?zin) par Ab? ?Al? al-Q?l? (al-Am?l?, www.alwaraq.com, p. 434) et par Ibn Ab? al-?ad?d (?ar? Nah? al-bal??a, www.alwaraq.com, p. 777) Il est attribué au poète mu?a?ram Ab? al-Muhawwi? al-Asad?, célèbre pour ses vers de hi??' (voir à son sujet la note de ?Abd al-Sal?m H?r?n, dans al-???i?, al-Bay?n wa-l-taby?n, D?r Sa?n?n Al-?Anbar, et M?zin sont des clans de la tribu de Tam?m, tous les quatre issus de la lignée de ?Amr b. Tam?m. Ibn ?azm, pp.114-207, 1990.

?. Cadi, Que Celui entend et qui sait tout me préserve de Satan le réprouvé ! « En vérité, All?h vous ordonne d'immoler une vache ». Ils dirent Te moques-tu de nous ? Il dit Qu'All?h me préserve d'être au nombre des ignorants ! " » 106 Ne vois-tu pas qu'[All?h] considère la moquerie comme de l'ignorance ? [Mu?ammad b. Mus?ar] dit : [Le cadi] se détourna alors et ordonna : en référence au Coran, II, 7 : « Dieu a mis un sceau sur leurs coeurs et sur leurs oreilles ; un voile est sur leurs yeux et un terrible châtiment les attend, ne sois pas ignorant ! [?Ubayd All?h] se mit alors en colère Cf. Ibn ?a?ar (Raf? al-i?r, p. 185 ; trad. M. Tillier, Vies des cadis de Mi?r qui rapporte qu'un autre cadi, en Égypte, p.154

I. Wak??, T. ?a??b, and V. Ba?d?d, 102 Wak??, A?b?r al-qu??t, II, p. 168. Le premier de ces deux vers est assez célèbre, et il est notamment cité par Ibn Qutayba (al-?i?r wa-l-?u?ar?', p. 268), qui l'attribue de manière très générale à « un bédouin ». 103 Wak??, A?b?r al-qu??t, II, p. 116. 104 Wak??, A?b?r al-qu??t, II, p. 115. Mu?ammad b. Sulaym?n est gouverneur d'al-Ba?ra de 160/777 à 163 Pellat, Le Milieu ba?rien, p. 281. 105 Sur ce personnage, voir notamment al-?a??b, T?r?? Ba?d?d, se compose avec le temps », et que le statut d'un espace ne peut être défini hors de la dimension temporelle. J. Castex, J.-L. Cohen et J.-C. Depaule, Histoire urbaine, pp.168-242, 1995.

B. Hallaq, A History of Islamic Legal Theories. An Introduction to Sunn? u??l al-fiqh Voir également N, Die Welt des Islams, vol.6, pp.17-30, 1959.

. Ibid, 117 Sur les différences judiciaires d'une ville à une autre au début de la période ?abb?side, voir Ibn al-Muqaffa?, Ris?lat al-?a??ba, dans Ch. Pellat, Ibn al-Muqaffa? (mort vers 140/757) " conseilleur " du calife, pp.40-42, 1976.

. Tyan, Histoire de l'organisation judiciaire, p.282

. Th, . Bianquis, ». La-famille-en-islam-arabe, I. De-la-famille, and A. Colin, Burguière et alii (dir, Histoire, pp.570-143, 1986.

. Caillois and . Lui-donne-accès-À-une-part-de-ce-qui-«-est-prohibé-À-la-masse, être exclu du domaine privé. À travers l'institution du cadi, la communauté d'une ville accepte qu'un individu, le plus souvent unique, accède symboliquement à tous les espaces cloisonnés qui la composent, afin de réparer jusqu'aux plus insignifiants litiges qui risqueraient de lézarder la cohésion sociale. Néanmoins, ce n'est point le cadi en tant qu'individu qui est doué de ces pouvoirs Ce n'est qu'à l'audience, par la délimitation spatiale et temporelle de l'acte judiciaire, et par délégation du pouvoir, qu'il peut accomplir cette partie de sa mission. Certains ?abars montrent que des cadis ont une conscience aiguë de la différence qui existe entre leur individualité et la fonction qu'ils occupent 149 . C'est le cas notamment de Sayf b. ??bir, cadi de W?si? sous al-Ma'm?n. Wak?? rapporte à son sujet l'anecdote suivante : Ibr?h?m b. Ab? ?U?m?n m'a rapporté d'après Sulaym?n b. Ab? ?ay? : Un homme vint trouver Ab? al-Muwaffaq Sayf b. ??bir. Il lui parla de façon grossière, et le cadi le jeta en prison. Je parlai de cet homme [au cadi], et lui dis : ? C'est seulement [parce que tu t'es senti atteint] en toi-même (li-nafsi-k) que tu l'as emprisonné ! Si tu es d'accord, [il serait bon] de le libérer. ? Par All?h, ce n'est pas pour moi, répondit-il, et cela n'en serait pas ainsi même s'il m, Le système judiciaire ne saurait, sans remettre en question son existence même Mais je l'ai emprisonné pour les musulmans, car si le cadi se montre faible, ses sentences seront affaiblies, et cela retombera sur les musulmans 150

. On-comprend-mieux, avec réticence comme lieu d'audience par un juriste, même ??fi?ite, comme al-M?ward?. Tenir 147 Sur le statut de la parole du cadi, voir également B. Johansen, « Formes de langage et fonctions publiques : stéréotypes, témoins et offices dans la preuve par l'écrit en droit musulman, La corruption : un délit contre l'ordre social », Annales Histoire, Sciences Sociales, pp.336-1586, 1997.

L. Caillois, . Homme, and . Le-sacré, « Le pouvoir, comme le sacré, semble une grâce extérieure dont l'individu est le siège passager On la reçoit par investiture, initiation ou sacre. » Ibid., p. 118. 149 Analysant la théorie de la corruption chez les ?anafites de Transoxiane au XIIe siècle, B. Johansen a par ailleurs montré comment les juristes différencient des sous-systèmes sociaux ayant leurs propres systèmes de normes. Les cadis sont ainsi « censés garder le difficile équilibre entre la reconnaissance des normes et valeurs des différents sous-systèmes sociaux, dont ils relèvent en tant que musulmans et membres de la société, et leur rôle d'agents publics, pp.80-313

. Se-présente-devant and . Lui, Tu vas ainsi observer les visages des femmes des musulmans (wu??h ?aram al-muslim?n) ! » Et le cadi de lever immédiatement l'audience 154 . D'aucuns souhaitent donc limiter la publicité : entendre ce qui se dit à l'audience, c'est pénétrer dans l'univers du ?aram, donc de l'intime et de l'interdit, ce qui représente un trouble potentiel à l'ordre social. Une seule personne, dans l'idéal, est autorisée par ses fonctions à franchir la limite : le cadi. Il ne va pas de soi qu'une autre institution