L. La-rationalité-scientifique, Cette intelligence refoulée par l'histoire, hors du champ de reconnaissance institutionnelle de l'Université, les Grecs la nommèrent mètis. Il s'agit pour nous, de la réinscrire au grand jour à travers une réflexion sur la manière dont les sciences de l'artificiel peuvent prendre en compte la problématique métaphysique et artistique de l'inexplicable. Il s'agit pour nous de nous interroger sur ce que pourrait être une science de l'ingénieux, de l'ingenium (et non pas seulement de l'ingénieur), bâtisseuse de questions transversales, de « cohérences aventureuses » selon l'expression de R. Caillois et ouverte à l'imprévu. En nous interrogeant sur la possibilité rationnelle de définir, voire de modéliser la créativité, nous défendons la possibilité d'édifier une « science créative, A bien des égards, nous sommes héritiers d'une représentation platonicienne de la science qui se définit par la mesure dont nous sommes persuadés qu'elle est nécessaire à la formation des ingénieurs, trop exclusivement héritière d'une formation académique, platonicienne, jouant sur la compartimentation disciplinaire et l'opposition des savoirs

L. 'enjeu-est-Épistémologique, il s'agit de réévaluer le paradigme d'une rationalité qui trouve toute sa place dans la littérature comme dans les sciences de l'artificiel. L'enjeu est pédagogique : quelle tâche, plus nécessaire, en effet, que de former des ingénieurs qui sachent se dépouiller des oripeaux de l'expertise qui les pousse à recourir à des solutions apprises, toutes faites, pour prendre en compte les enjeux globaux, transversaux, inédits, de ce réel mouvant

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