Négociants en fers et forges à l'anglaise : (1817 – 1826)

Résumé : Dans ce résumé, qui tiendra lieu d'introduction, nous exposons au lecteur le but de notre présent travail, et indiquons dans quel ordre nous allons l'aborder. Cette brève étude – qui ne prétend en aucun cas à l'exhaustivité – de plus limitée à une période historique assez courte – a comme origine un constat : pendant un court laps de temps – de 1817 à 1826 - un nouveau type de forges est apparu en assez grand nombre en France : celui dit à l'anglaise. Pour leur financement, certains des plus importants négociants en fers à cette époque sont intervenus de différentes manières, dans plusieurs régions. Les historiens des techniques les plus connus ont décrit ces innovations, quelquefois en focalisant leur travail sur des sites particuliers . Assez curieusement, la biographie, voire la simple généalogie de ces négociants, pourtant souvent cités par ces auteurs, n'a pas été recherchée. Nous pensons avoir apporté des réponses à cet égard. Plus généralement, il manquait, selon nous, une synthèse – sans prétention de complétude – de l'établissement de ces forges à l'anglaise, mettant entre les mains des chercheurs une description d'ensemble résumée, fondée autant que possible sur des sources de première main. Après avoir rappelé sommairement le contexte de la sidérurgie française de l'époque, nous traitons des connaissances essentielles qu'il est bon d'avoir pour comprendre la problématique de l'affinage de la houille telle qu'elle se pratiquait dans ces nouvelles forges. Cela nous conduira à caractériser les forges à l'anglaise par leur composition. Avec cette définition peut-être restrictive, nous considérons comme forge à l'anglaise uniquement un ensemble comprenant, au moins, des fours à puddler et des laminoirs, quand bien même des fours à réchauffer à la houille, et/ou des marteaux, auraient complété l'usine . Nous donnons ensuite des indications sur la politique tarifaire douanière, qui a largement déterminé les investissements abordés dans cet essai. Puis, pour éviter des redites dans la suite du texte, nous fournirons des informations biographiques sur ceux des négociants en fer que nous avons trouvés impliqués dans le financement, direct ou indirect, des forges à l'anglaise étudiées dans notre travail. Ensuite, après avoir consacré un paragraphe à deux ingénieurs innovateurs dans ce domaine – Louis de Gallois et Georges Dufaud - nous décrirons, dans un ordre quasi chronologique, les plus importantes usines construites sur ce modèle anglais au cours de la période allant de 1817 à 1826. Nous avons donc pris le parti de mettre l'accent, dans ce travail, essentiellement sur les forges à l'anglaise, lesquelles nécessitent bien entendu en amont des hauts fourneaux produisant de la fonte. Ceux-ci ne seront évoqués qu'incidemment dans cette étude.
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00440878
Contributor : Paul Naegel <>
Submitted on : Sunday, December 13, 2009 - 11:14:17 AM
Last modification on : Tuesday, February 12, 2019 - 5:14:04 PM
Long-term archiving on: Thursday, June 17, 2010 - 7:31:55 PM

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2008-03-21-Negociants_en_fers_...
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Paul Naegel. Négociants en fers et forges à l'anglaise : (1817 – 1826). Marteau Pilon, 2009, Tome XXI, pp.47-68. ⟨halshs-00440878⟩

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