Les signes probables (eikota) au temps de Montaigne

Résumé : En France, comme dans les autres pays européens, la science des signes déborde largement la séduisante catégorie des « signatures » présentée par M. Foucault comme spécifiquement renaissante. Troisième voie entre les signes naturels et les institutionnels, les signes par habitude relèvent d'une « raison des signes » de première importance dans les sciences humaines incertaines. Ces signa eikota ou signes « probables » représentent une catégorie qui permet de raisonner à partir du presque certain. Signes avant tout « manifestatifs » d'une intention, d'une doctrine ou d'une croyance, sans rapport de continuité avec la chose signifiée, ils creusent un espace incertain diversement exploité par les usagers de la langue, de la religion et de la morale. Ainsi, la philologie la plus sérieuse a pu autoriser des lectures dubitatives de ces signa, puisqu'un bon nombre d'éditions de Quintilien portent la leçon erronée eikaia, éloignant encore de la science ces manifestations du monde ou de soi, comme le suggèrent les Essais de Montaigne.
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Contributor : Marie-Luce Demonet <>
Submitted on : Saturday, March 15, 2008 - 7:07:22 AM
Last modification on : Wednesday, November 6, 2019 - 1:48:03 PM

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  • HAL Id : halshs-00264304, version 1

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Marie-Luce Demonet. Les signes probables (eikota) au temps de Montaigne. Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, Librairie Droz, 2001, 63 (1), pp.7-30. ⟨halshs-00264304⟩

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