Skip to Main content Skip to Navigation
Preprints, Working Papers, ...

LINÉAIRE B: LE PRÉJUGÉ COMPTABLE ET PICTOGRAPHIQUE D'UN SYLLABAIRE LOGOGRAPHIQUE, PHONOLOGIQUE ET POLYSÉMIQUE.

Résumé : Le Linéaire B tel qu'on le connaît aujourd'hui part d'un déchiffrage qui opère une synthèse entre la théorie comptable d'A. Kober, J. Chadwick et la tradition postérieure, avec la procédure de déchiffrage utilisée par M. Ventris. Le premier présuppose une théorie comptable et idéographique. La deuxième est la méthode qui consiste à disposer les signes sur une grille à partir de quelques-uns dont on connaît les équivalences par comparaison avec d'autres écritures, et par des approches selon des statistiques de fréquence. Ces deux méthodologies, bien que présentées comme étant dépendantes l'une de l'autre, donnent des résultats si pauvres que l'on peut mettre en question la valeur de cette association. Commençons par analyser "l'axiome" selon lequel le Linéaire B est une "écriture double " utilisée pour écrire des listes comptables. Il s'agit d'un axiome que n'a de correspondance dans aucun autre système syllabaire. Par contre, un bon exemple du type d'analyse qui pourrait bien s'appliquer au Linéaire B existe dans le système d'écriture linéaire syllabaire mésopotamien, apparu au quatrième millénaire ACN, et transformé en cunéiforme vers 2800 ACN. Dans le cunéiforme, le signe n'est pas un outil mnémotechnique pour créer une représentation mentale, il est utilisé pour dénoter un morphème ou un lexème. En outre, chaque signe est polysémique et polyphonique, puisqu'il se réfère en même temps à plusieurs mots. Le cunéiforme est le premier d'une longue liste de systèmes syllabaires qu'il a engendrés ou influencés. La durée de son utilisation (la dernière tablette date du 75 a. J.C.), est témoin de l'énorme influence qu'il a eu, malgré le temps et les changements des peuples. Et bien que la sumérienne fût une langue agglutinante, le système cunéiforme a été utilisé par des peuples indoeuropéens. Le sumérien, l'égyptien ou l'hittite partagent certaines particularités: la polysémie et l'homophonie. Et tous ont la caractéristique d'être des écritures logographiques et phonologiques J.J. Glassner a montré que l'écriture sumeriénne à été créée à partir de la pratique des auspices. Ce n'est qu'ensuite que ces signes d'écriture sacrée trouveront d'autres types d'usages. Pour le Linéaire B aussi, la polysémie par homophonie est un phénomène naturel. Chaque signe est un phonème à respecter, qui peut indiquer un mot monosyllabique et polysémique, qui peut servir aussi à composer d'autres mots. Il n'y a pas de raison de croire que le Linéaire B est un système syllabaire différent des autres. On réalise ici la traduction de la tablette 17=Ai739: Pépins de raisins, ensemble avec le taureau de l'au-delà, offrir en sacrifices, laisser tomber la libation. Féminine déesse qui pourvoit le raisin, Hýee (Sémélé), pourvoit le fils Hýees (dieux de l'humidité fécondante/qui vient).
Document type :
Preprints, Working Papers, ...
Complete list of metadatas

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00311652
Contributor : Enriqueta Et Tina Martinotti <>
Submitted on : Wednesday, August 20, 2008 - 12:39:35 AM
Last modification on : Friday, February 6, 2015 - 9:59:32 AM

File

Le_Lineaire_B_prejuge_comptabl...
Files produced by the author(s)

Identifiers

  • HAL Id : hal-00311652, version 1

Collections

AOM

Citation

Enriqueta Martinotti, Tina Martinotti. LINÉAIRE B: LE PRÉJUGÉ COMPTABLE ET PICTOGRAPHIQUE D'UN SYLLABAIRE LOGOGRAPHIQUE, PHONOLOGIQUE ET POLYSÉMIQUE.. 2008. ⟨hal-00311652v1⟩

Share

Metrics

Record views

12

Files downloads

27