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Outre-Terre, Revue française de géopolitique, 13 (2006) 373-389
Aux marges de la ville, les camps de réfugiés palestiniens à Tyr
Mohamed Kamel Doraï 1, 2
(2006)

La société palestinienne, dispersée depuis 1948, s'est concentrée dans des camps de réfugiés au Moyen-Orient qui sont devenus le symbole même de cette diaspora. La dynamique territoriale des diasporas ainsi que leur perception particulière de l'espace, en font des organisations socio-spatiales singulières, unies autour d'un territoire mythique, et dispersée sur différents espaces nationaux. L'identité palestinienne qui s'exprime aujourd'hui dans l'exil, et dont les camps sont l'une des incarnations spatiales les plus visibles et les plus représentatives, repose sur deux dynamiques différentes qui se croisent pour dessiner les contours de la communauté palestinienne : une frontière interne, l'histoire palestinienne, et une frontière externe, son rapport avec les sociétés d'accueil. Les camps de réfugiés, à l'origine conçus comme des structures temporaires, se sont inscrits dans le paysage urbain libanais de façon durable, pour faire faire partie intégrante des principales agglomérations littorales. La place des camps de réfugiés dans la ville demeure cependant singulière, surtout au sud Liban, où ces derniers sont soumis à un strict contrôle de l'armée libanaise et où une certaine extra-territorialité demeure.
1 :  Institut français du proche-orient (IFPO)
MIN AFF ETRANG – CNRS : USR3135
2 :  Migrations internationales, espaces et sociétés (MIGRINTER)
CNRS : UMR6588 – Université de Poitiers
Sciences de l'Homme et Société/Géographie
Palestiniens – Réfugiés – Camps de réfugiés – Liban – Tyr
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Dorai_Outre-Terre.pdf(1.1 MB)

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