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Revue Française d'Economie 24, 1 (2009) pp. 121-155
Propriété immobilière et déqualification dans l'emploi
Carole Brunet 1, Nathalie Havet 1
(2009)

L'étude empirique proposée ici s'inscrit dans la lignée des travaux portant sur les effets des choix résidentiels sur les résultats individuels sur le marché du travail. Elle se concentre sur la population en emploi et cherche à connaître l'influence du statut résidentiel sur la déqualification dans l'emploi qui est a priori ambiguë. D'une part, la propriété immobilière peut restreindre le bassin d'emplois envisageables, ce qui joue positivement sur le déclassement ; d'autre part, les propriétaires peuvent faire jouer des réseaux sociaux plus importants et faire valoir une plus grande stabilité professionnelle auprès de leurs employeurs, ce qui devrait réduire leur déqualification.
Nous utilisons la partie française du Panel Européen des Ménages 1995-2001 pour construire à la fois une mesure statistique de déclassement salarial et une mesure subjective. Nous estimons un probit bivarié récursif qui modélise simultanément la probabilité d'être propriétaire et la probabilité d'être déclassé. Les résultats obtenus montrent que les propriétaires seraient ainsi, toutes choses étant égales par ailleurs, davantage déclassés à la fois en termes de salaires et de postes occupés que les locataires. En conséquence, la propriété immobilière serait un frein au bon positionnement des salariés sur le marché du travail français.
1 :  Groupe d'analyse et de théorie économique (GATE)
CNRS : UMR5824 – Université Lumière - Lyon II – Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines
Sciences de l'Homme et Société/Economie et finances
statut résidentiel – déclassement salarial – déqualification – appariement
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