Il y a quelque temps déjà que l'on assiste à ladite ‘serial pricing crisis' (le français ne pouvant restituer toute la subtilité de l'expression, nous la traduirons simplement par ‘crise des prix des périodiques', ndt). Attestée par les bibliothécaires, démentie par les maisons d'édition commerciales, cette crise a finalement été reconnue par tous, et l'attitude des éditeurs commerciaux ainsi que de quelques sociétés savantes en fut identifiée comme la cause principale. Plusieurs explications fallacieuses furent aussi rejetées, comme par exemple celle reposant sur les tristement célèbres fluctuations monétaires : associer un phénomène de fluctuation avec une croissance uniforme semble pour le moins difficile. L'argument de l'augmentation du coût de la vie ne tient pas non plus : les prix des revues ont largement dépassé cette variable : ils se sont même révélés supérieurs aux prix pratiqués dans d'autres secteurs de l'édition, apportant ainsi la preuve que le phénomène, loin d'affecter l'ensemble de l'industrie, se cantonnait à un seul secteur, très spécifique. Les responsabilités sont maintenant clairement établies : elles peuvent être complètement imputées aux maisons d'édition commerciales. |